un film de
Mickaël Phelippeau
avec
Alwena Abhervé, Aline Berthou, Anne Calvez, Marie Calvez, Yves Calvez, Emmanuel Gouillou, Bleuenn Le Borgne, Nicolas Loncle, Eolia Marhic, Charles Mavic, Mickaël Phelippeau, Elena Sepulveda, Aurélie Simon
réalisation
Mickaël Phelippeau
chef opérateur et montage
Sima Khatami
assistante artistique
Maeva Cunci
conception lumières
Sylvie Garot
assistante lumières
Rima Ben Brahim
coordination et photographie
Julie Pagnier
administration
Pascale Dubois
production

association
coproduction
Musée de la danse - Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne
remerciements
Les Laboratoires d’Aubervilliers, Théâtre de la Bastille - Paris, Théâtre du Vieux Colombier - Paris, Tanguy Nédélec, Catherine Alves, Valérie Castan, Pascal Marius, Cathy Marhic, François Chaignaud, Audrey Gaisan Doncel (et ses parents), Rémy Héritier, Benjamin Boiffier, Kataline Patkaï, l'association Avel Dro

© Julie Pagnier
Il s'agirait d'une ritournelle.
Il s'agirait d'une boucle.
Il s'agirait d'une transe à l'infini.
Il serait plus juste de dire qu'il n'y aurait ni commencement ni fin.
Il s'agirait de stagner dans le mouvement permanent.
On y entrerait sans introduction.
Il serait question de continuité ininterrompue.
Ce serait une chanson round inventée pour l'occasion et interprétée par 13 personnes.
Ce serait une danse round ad libitum, mais un peu décalée, légèrement étrange et en slow motion.
Il s'agirait de re-prendre et poursuivre une tradition, celle d'une danse qui n'est pas destinée à être regardée mais à être pratiquée et traversée.
Il s'agirait de s'approprier certains codes et d'en déjouer d'autres.
Il s'agirait d'une fête de village mais sans fête ni village.
Il s'agirait d'un espace vierge de toute délimitation, sans repère ni frontière, sans arrête ni coin.
Il s'agirait d'un blanc immaculé et quasi-absolu, un lieu sans époque, sans contexte, sans géographie, sans signe, sans affect.
Il s'agirait de corps flottants, en lévitation, ne touchant jamais le sol.
Ces corps seraient leur propre histoire, véhicules d'une transmission et d'une digestion.
Il s'agirait d'une communauté familière et étrangère à la fois.
Il s'agirait de mémoire et de contemporanéité.
Il s'agirait en fait d'un film.

© Julie Pagnier
Round Round Round est un film qui fait suite à la pièce chorégraphique bi-portrait Yves C. et la proposition chorégraphique rrrrrrrooooooouuuuuuunnnnnnnddddddd
Round Round Round
Le principe de ce film est de danser la round dans sa version dite originale mais légèrement décélérée, comme si les corps volaient dans l’espace.
La danse sera ainsi transformée pour donner l’illusion d’un ralenti étrange.
Une chanson créée pour l’occasion subira le même traitement. Cette dernière abordera la question du décalage, du sentiment de se sentir étranger, de manière légère et détournée.
Le film doit se faire dans un studio blanc préexistant ou constitué pour l’occasion, suffisamment dur et solide pour accueillir les sabots des danseurs. Le blanc envahira tout le cadre et celui-ci sera fixe.
La lumière sera travaillée de telle sorte qu’elle gommera toute ombre portée.
Un travail de post-production sera nécessaire pour mettre en boucle la danse afin de la rendre infinie, avec entrées et sorties ou non, comme un plan séquence qui ne se terminerait jamais.

© Julie Pagnier